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Une filation légendaire entre les Templiers et les Franc-Maçons !

Une filiation légendaire à souvent relié la Franc-Maçonnerie à l'ordre des chevaliers Templiers. Mais du côté historique elle fut rejetée lors du convent maçonnique de Wilhelmsbad en 1782.
Elle devint ainsi une récupération basée sur une symbolique spirituel codé lié plus aux bâtisseurs qu'aux Templiers au sein du Rite écossais rectifié.


Extrait du convant Maçonnique de 1782 à Wilhelmsbad:
« Après plusieurs recherches curieuses sur l’histoire de l’ordre des Templiers, dont on dérive celui des maçons, qui ont été produites, examinées et comparées dans nos conférences, nous nous sommes convaincus qu’elles ne présentaient que des traditions et des probabilités sans titre authentique, qui puisse mériter toute notre confiance, et que nous n'étions pas autorisés suffisamment à nous dire les vrais et légitimes successeurs des Templiers, que d’ailleurs la prudence voulait que nous quittions un nom qui ferait soupçonner le projet de vouloir restaurer un ordre proscrit par le concours de deux puissances, et que nous abandonnions une forme qui ne cadrerait plus aux mœurs et aux besoins du siècle. »


Donc actuellement il ne semble exister aucune filiation historique authentique si ce n'est le document nommé Larmenius qui est considéré comme un faux par de nombreux experts.

LA charte de LARMENIUS




Il se trouve que cette Charte sur la base de l'analyse du code déchiffré ainsi que des circonstances de la conclusion de la charte, un grand nombre de chercheurs ont conclu qu'il s'agissait d'un faux.Celle-ci aurait été crée de toutes pièces par le Franc-maçon Fabré- Palaprat pour justifier la création de son Ordre Néo Templier Maçonnique. 


La Charte de Larmenius ou Carta Transmissionis («Charte de transmission») est un manuscrit latin prétendument créé par Johannes Marcus Larmenius (P. Jean-Marc Larmenius) en février 1324, détaillant le transfert de la direction des Templiers à Larmenius après la mort de Jacques de Molay . Il y a également annexé une liste de 22 Grands Maîtres des Templiers successifs après de Molay, se terminant en 1804, le nom de Bernard-Raymond Fabré-Palaprat figurant en dernier sur la liste (qui a révélé l'existence de la Charte en 1804) . Le document est écrit dans un ancien Codex des Templiers . Le document est conservé au Mark Masons Hall à Londres.

Il va ce dire avec ceci que cette charte ne peut être prise concrètement comme une preuve crédible d'une veritable transmission entre l'Ordre des Templiers et le Franc-maçon Fabré-Palaprat.

A ce jour, il ne semble exister aucun document qui valide la survie de l'Ordre des Templiers à travers un Ordre néo templier.

Par ce simple fait tout le Monde peut prétendre à une descendance d'ordre spirituelle ou intellectuel avec l'Ordre des Templiers mais pas historique.     

La bulle papale Pastoralis preeminentie
22 novembre 1307

publiée par le pape Clément V le 22 novembre 1307, ordonnait à tous les rois chrétiens d'arrêter tous les membres de l'ordre du Temple, et de mettre sous séquestre toutes leurs terres et leurs biens, au nom de la papauté, à l'exception des possessions de l'ordre dans la péninsule Ibérique.

La grâce des Templiers 
Août 1308


Le document ci-dessus contient l'absolution transmise par Clément V au dernier grand maître du temple, le frère Jacques de Molay, et aux autres dirigeants de l'Ordre après que ce dernier eut commis un acte de repentance et demandé la grâce de l'Église; après l'avortement formel, obligatoire pour tous ceux qui étaient même soupçonnés de crimes hérétiques, les membres de l'état-major général des Templiers ont été réintégrés dans la communion catholique et réadmis pour recevoir les sacrements.

Faisant partie de la première phase du procès contre les Templiers, alors que Clément V pensait encore pouvoir garantir la survie de l'ordre religieux-militaire, le document répond au besoin apostolique d'éliminer des frères guerriers de l'infamie de l'excommunication dans laquelle ils se trouvaient auparavant. enchevêtrés par eux-mêmes, admettant qu'ils avaient nié Jésus-Christ sous les tortures de l'inquisiteur français.


Par Isabelle Heullant-Donat, université de Reims 

- Champagne Ardenne —

La nouvelle de la publication d'un nouveau document relatif au procès des Templiers met tous les médias en émoi. Le scoop serait le suivant : en août 1308, le pape Clément V avait absous de leurs crimes cinq dignitaires de cet ordre. Parmi eux, le grand maître Jacques de Molay, qui finit sur le bûcher six ans plus tard (1314). L'Ordre du Temple, fondé au début du XIIe siècle à Jérusalem, avait pour vocation de protéger les pèlerins et de défendre les Etats latins de Terre sainte.

Deux siècles plus tard, il avait la réputation de s'être excessivement enrichi (d'où le mythe de leur «trésor»), alors que sa mission se justifiait moins depuis la fin de la reconquête de la Terre sainte par les musulmans en 1291. Controverses et légendes nouées depuis sept siècles autour de l'Ordre du Temple ne sont sans doute pas étrangères au battage médiatique annoncé autour de cette «révélation».

L'un des derniers avatars des Templiers se trouve dans le Da Vinci Code de Dan Brown. Selon ce roman, Clément V aurait lui-même ordonné l'arrestation de ces chevaliers du Christ, en 1307, et le roi de France, Philippe le Bel, n'aurait été qu'un complice dans cette affaire. La réalité est tout autre. Le 25 octobre, l'Archivio Segreto Vaticano (1) et la maison d'édition Scrinium (2) présenteront «en avant-première mondiale», selon le communiqué de presse, la publication en fac-similé de l'ensemble des documents relatifs au procès des Templiers sous le titre Processus contra Templarios.

Repentance.

Il a été retrouvé en 2001, dans les archives vaticanes, par Barbara Frale, docteur de l'université de Venise et attachée à la prestigieuse Ecole vaticane de paléographie, diplomatique et archivistique. Il s'agit de l'original du procès-verbal des interrogatoires conduits en août 1308 par trois cardinaux, délégués par le pape à Chinon, au diocèse de Tours, dans la première phase du procès des Templiers. Les cinq chefs de l'ordre confirment leurs aveux, recueillis à l'automne 1307 sous la torture, par les agents du roi Philippe IV le Bel : ils ont renié le Christ «en parole» mais pas «de coeur» et ils ont craché sur le crucifix mais «à côté» ; ils nient avoir pratiqué la sodomie. Ayant fait acte de repentance, les cardinaux les absolvent, les réconcilient avec l'Eglise au nom du pape Clément, comme il était parfaitement normal alors. Barbara Frale a publié un livre en 2003 (Il Papato e il processo dei Templari.

Absolution. «Ce document est important car les historiens ont toujours le souci de retrouver les originaux», souligne Alain Demurger, le spécialiste français des Templiers. Ce texte confirme la stratégie de défense adoptée par les Templiers : reconnaître leurs erreurs et ainsi sauver leur peau, grâce à une absolution !


Mais, selon lui, il ne modifie pas en profondeur l'analyse d'ensemble de l'affaire, qui se résume à quatre phases. En 1307, le roi de France prend l'initiative de faire arrêter et interroger les Templiers en raison de leur «mauvaise réputation». Il s'agit alors de faire pression sur le pape pour une tout autre affaire : ouvrir un procès posthume, destiné à prouver l'hérésie de son prédécesseur le pape Boniface VIII, coupable aux yeux du roi d'avoir voulu affirmer ses prérogatives à l'intérieur du royaume de France.

Face à cette attaque, le pape reprend la main en 1308, en ouvrant une double procédure d'enquête : sur les Templiers et sur leur ordre. Le concile de Vienne, en 1311, ne conclut pas à l'hérésie des Templiers mais l'état de déliquescence de l'Ordre du Temple aboutit à sa suppression, sans jugement ni condamnation.

Dans ces circonstances, les Templiers qui ont reconnu leurs erreurs et fait repentance, dont Jacques de Molay, auraient dû être libérés et auraient pu terminer leurs jours paisiblement. Mais ils espéraient encore pouvoir s'expliquer devant le pape. Trois cardinaux sont envoyés à Paris en mars 1314 qui, après audition, les condamnent à la prison à vie. Face à cette sentence, deux d'entre eux, Jacques de Molay et Geoffroy de Charney, reviennent alors sur leurs aveux et nient tout en bloc : ils sont considérés comme relapses et le roi les envoie au bûcher.



(1) http://asv.vatican.va

(2) www.scinium.org)

(3) Archivio Segreto Vaticano, Archivium Arcis, Armarium D. 217, parchemin mm 685 x 575.

la bulle pontificale Vox in excelso 
22 mars 1312

Vox in excelso est une bulle pontificale fulminée datée du 22 mars 1312, mais rendue publique uniquement le 3 avril de la même année par le pape Clément V, lors du concile de Vienne. Elle établit officiellement l'interdiction de l'Ordre du Temple.

Elle fut adoptée lors d'un consistoire secret quelques jours avant sa publication, auquel assistèrent quelques cardinaux. Les quatre cinquièmes de l'assistance se prononcèrent pour la suppression.

Extrait du texte de Vox in excelso

« Considérant donc l'infamie, les soupçons et les insinuations bruyantes et autres choses précitées qui se sont élevées contre l'ordre, et aussi la réception secrète et clandestine des frères de cet ordre; que nombre de ces frères se sont éloignés des coutumes générales, de la vie et des habitudes des autres fidèles du Christ, et ceci surtout quand ils recevaient d'autres [hommes] parmi les frères de leur ordre; [que] pendant cette réception, ils faisaient faire profession et jurer à ceux qu'ils recevaient de ne révéler à personne le mode de leur réception et de ne pas quitter cet ordre, en raison de quoi des présomptions se sont fait jour contre eux;


Considérant en outre le grave scandale que ces choses ont fait naître contre l'ordre, qui ne semblait pas pouvoir s'apaiser tant que cet ordre subsistait, et également le danger pour la foi et les âmes; que tant de choses horribles ont été commises par de très nombreux frères de cet ordre [...] qui sont tombés dans le péché d'une atroce apostasie contre le seigneur Jésus-Christ lui-même, dans le crime d'une détestable idolâtrie, dans l'exécrable outrage des Sodomites;


Considérant également que l'Église Romaine a parfois supprimé d'autres ordres illustres pour des faits bien moindres que ceux ci-dessus mentionnés, sans même qu'un blâme soit attaché aux frères : non sans amertume et tristesse de cœur, non pas en vertu d'une sentence judiciaire, mais par manière de provision ou d'ordonnance apostoliques, le susdit ordre du Temple et sa constitution, son habit et son nom par décret irrévocable et valable à perpétuité, et nous le soumettons à une interdiction perpétuelle avec l'approbation du saint concile, interdisant formellement à quiconque de se permettre à l'avenir d'entrer dans ledit ordre, de recevoir ou de porter son habit, ou d'agir en tant que Templier. Quiconque transgressera ceci encourra la sentence d'excommunication ipso facto.


En outre, nous réservons les personnes et les biens de cet ordre à l'ordonnance et disposition de notre siège apostolique, dont, par la grâce de la faveur divine, nous entendons disposer pour l'honneur de Dieu, l'exaltation de la foi chrétienne et la prospérité de la Terre Sainte avant la fin du présent concile. »...
mns Archivio Segreto Vaticano

Contexte historique

Clément V scelle le sort de l'Ordre du Temple. Il est désormais interdit, sans l'approbation du Concile (seul le consistoire réduit s'était prononcé). Le silence auquel l'assemblée a été contrainte n'a pas plu à tous. Le Concile de Vienne (alors ville d'Empire), ouvert en octobre 1311, a failli mal tourner, du point de vue du pape et du roi de France. Rassemblant quelque 200 prélats, le concile a été convoqué pour examiner trois questions : l'affaire des Templiers et l'examen des charges qui pèsent contre eux, le lancement d'une nouvelle croisade et la réforme de l'Église. Mais son principal objectif est, quoi qu'il arrive, de régler le problème que pose l'ordre du Temple.

Philippe le Bel souhaiterait que le pape condamne l'ordre, mais des groupes de plus en plus nombreux de religieux souhaitent la tenue d'un procès en bonne et due forme, et que la défense des templiers soit assurée2. Par ailleurs, neuf templiers3 ont fait le déplacement afin de défendre l'ordre, et prétendent que 1500 à 2000 de leurs frères sont à Lyon et dans les environs, prêts à venir témoigner pour défendre l'ordre. Clément V, craignant un coup de force, écrivit, en décembre 1311, à Philippe le Bel, pour l'informer de l'arrivée de ces templiers et ordonna qu'on remette ces templiers au geôlier.

Il semblait à beaucoup de religieux qu'un procès et une défense pourraient laver les Templiers d'un certain nombre d'accusations. Mais le roi de France contre-attaque, le mois suivant, et convoque des États généraux pour le 10 février 1312 à Lyon, à proximité de Vienne. Ces États généraux approuvent le principe de la suppression du Temple. Habilement, Philippe le Bel écrit au pape pour lui transmettre cette revendication et demande la création d'un nouvel ordre. C'est là l'un des souhaits, déjà ancien, du roi de France qui a aussi l'ambition d'installer un de ses fils à la tête du nouvel ordre.

Accompagné d’une forte escorte, Philippe le Bel arrive à Vienne, le 20 mars. Cette manifestation de force laisse peu de choix au concile et aux prélats. Deux jours plus tard, le consistoire secret approuve l'interdiction de l'ordre, à la majorité de quatre cinquièmes des voix.

De nombreuses voix, tantôt de manière désabusée, tantôt de manière véhémente, s'opposèrent à la décision prise par le pape. On peut citer en exemple le moine cistercien Jacques Thérine, qui enseignait la théologie à l'Université de Paris, et qui s'offusqua de la suppression de l'ordre : il publia un manifeste, intitulé Contra Impugnatores Exemptiorum, dans lequel il s'interroge sur la question de la culpabilité des Templiers, qu'il met en doute.

BULLE pontificale Ad providam 
2 mai 1312

Ad providam (Prévoir ...) est une bulle pontificale fulminée par le pape Clément V le 2 mai 1312 lors du Concile de Vienne. Elle donne aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem les biens et terres de l'ordre du Temple alors interdit par la bulle Vox in excelso (La voix haute ...) du 22 mars 1312.

Les biens et terres appartenant aux Templiers avaient été donnés pour protéger et sauvegarder la Terre sainte et lutter contre les infidèles. Le pape Clément V jugea, conjointement au concile de Vienne, que les possessions de l'ordre du Temple, mises sous séquestre sous l'autorité papale au moment de l'arrestation massive ordonnée par la bulle Pastoralis preeminentie d'octobre 1307, devaient être transférées à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dont les moines étaient les Hospitaliers. Le pape leur en transféra l'intégralité des biens et à perpétuité, à l'exception des possessions situées dans la péninsule ibérique.


Exceptions

Les terres templières situées sur les terres des rois de Castille, d'Aragon, de Portugal et de Majorque n'étaient pas concernées par cette bulle. Le pape en réservait le sort, et les mettait à l'abri d'une trop grande gourmandise des rois, de façon qu'il puisse en disposer plus tard.


Jacques II, roi d'Aragon, désirait que ces terres ne reviennent pas aux hospitaliers, mais à l'ordre aragonais de Calatrava. L'attribution de ces biens (entre autres des forteresses) posait problème au roi, car si les hospitaliers n'étaient pas fidèles au roi, et qu'ils venaient à entrer en possession de forteresses sur les côtes et aux frontières, cela pourrait causer de graves problèmes au royaume, qui serait ainsi dépossédé de moyens militaires de défense. Et même s'ils restaient loyaux et obéissaient aux ordres du roi (ce qu'ils n'étaient pas tenus de faire), une telle puissance militaire ne pourrait causer que des conflits. Le roi d'Aragon avait tout intérêt à garder un certain contrôle sur ces possessions, ce que lui permettait l'ordre de Calatrava, un ordre national et plus proche de la monarchie.

Les négociations commencèrent le 14 février 1313. Le pape écouta les émissaires aragonais lui exposer le problème que leur posait l'attribution des possessions templières.

Comme beaucoup des forteresses avaient été données aux templiers par le roi d'Aragon, il ne semblait pas « raisonnable de les confier à d'autres personnes sans la volonté et l'assentiment du roi. »
La grande résistance des Templiers en Aragon lors de leur arrestation illustrait la puissance militaire qui pouvait être déployée à partir des forteresses.
Les émissaires exposèrent les solutions que proposait Jacques II, si le pape décidait de donner ces possessions aux Hospitaliers :

il garderait toutes les forteresses.
tous les anciens Templiers devraient lui jurer fidélité.
les propriétés valenciennes des Templiers seraient dévolues à l'ordre de Calatrava.
Mais Clément refusa, arguant qu'il ne pouvait trancher le conflit sans causer de scandale. Un cardinal conseilla aux émissaires de taire leurs revendications, d'accepter la décision papale, et de poser leurs conditions en Aragon. Les émissaires s'y refusèrent au départ, puis soumirent finalement cette requête au pape, qui la jugea « contraire à la justice et à toute raison ».

Les Hospitaliers arrivèrent le 28 mars à Carpentras, où était fixée la Curie, mais les négociations avec les diplomates aragonais en étaient au même point. Le pape les convoqua sur-le-champ, leur expliquant pourquoi il avait pris cette décision. Visiblement, ce discours était destiné plus aux Aragonais qu'aux Hospitaliers eux-mêmes.

Clément V convoqua les ambassadeurs aragonais le 1er avril, pour leur annoncer que leurs solutions n'étaient pas acceptables « ni de facto, ni de jure » (ni de fait, ni de droit).

Le même cardinal réitéra sa tentative pour convaincre les ambassadeurs de retourner en Aragon, pour prendre des instructions et de laisser la dévolution à l'Hôpital se faire, après quoi ils pourraient librement transgresser les directives du Saint-Siège. Mais les ambassadeurs restèrent sur place et continuèrent les négociations pour obtenir satisfaction.


La mort de Clément V

À l'annonce de la maladie du pape, Jacques II interdit à ses ambassadeurs de lui reparler de cette affaire, pour éviter qu'elle ne lui soit jugée de façon défavorable. En prenant cette décision, Jacques II espérait que les tractations seraient plus aisées avec son successeur. Clément V meurt le 20 avril 1314, laissant les négociations telles que le souhaitait Jacques II.

Avec Jean XXII

De fait, un compromis fut trouvé le 10 juin 1317 avec le successeur de Clément V, Jean XXII, élu le 7 août 1316. Dans le royaume d'Aragon et le comté de Barcelone, les biens du Temple iraient à l’Hôpital, mais dans le royaume de Valence, les biens des deux ordres seraient fusionnés dans un nouvel ordre, nommé d’après sa principale forteresse, l'ordre de Montesa. Les territoires relevant de cet ordre ont reçu le nom de Maestrat (en valencien) ou Maeztrazgo (en castillan). Ce nouvel ordre fut confirmé par une bulle en date du 10 juin 1317, la règle le 22 novembre et avec acceptation le 3 décembre 1317, par le pape Jean XXII, qui lui donna, à l’instar des autres ordres militaires hispaniques, la règle cistercienne, et placé sous la tutelle de l’abbaye catalane de Santa Creus. Tous les biens du Temple lui sont transférés en 1319, lorsque ceux-ci furent jugés par le pape « non coupable et réconcilié avec la Foi. ».

Les biens templiers en Castille

Au lieu de se lancer comme les Aragonais dans des négociations avec le pape, Ferdinand IV de Castille prit possession des biens et terres templières en Castille, sans s'embarrasser des réactions papales. Les Hospitaliers et le Saint-Siège s'en offusquèrent mais l'affaire dura tant et si bien qu'en 1366, le pape Urbain V se plaignait encore que le royaume de Castille n'avait toujours pas rempli ses obligations vis-à-vis de l'ordre de l'Hôpital.